Portrait des micro-entrepreneurs présents au colloque

Georgette Koumba: « Mes ventes explosent, mais ma banque ne suit pas »

C’est lorsqu’elle attendait son deuxième enfant que Georgette Koumba s’est mise en tête de monter son entreprise d’importation de produits capillaires : extensions, tissages indiens et brésiliens, cosmétiques… Après 6 ans d’intérim en tant que comptable, standardiste, assistante juridique et bien d’autres métiers administratifs, Georgette a franchi le pas en juillet 2009. C’est son mari qui s’est chargé du site internet (www.dissombo.com), tandis que Georgette testait son projet sur son entourage proche.

Deux ans plus tard, le succès est au rendez-vous : elle a un fichier de 190 clients professionnels et de 210 particuliers. Elle pourrait atteindre prochainement le plafond du régime auto-entrepreneur, et passer en EURL. Son problème : elle ne peut pas faire face à la demande…lire la suite…

Gaële : créer son entreprise pour s’enrichir… humainement

Depuis 2009, Gaele Fontebasso importe des produits cosmétiques bio du Maroc. Du commerce équitable, mais à sa façon, sans label, en provenance directe de petits producteurs qu’elle a rencontrés. Directe ? Pas tout à fait, puisqu’elle est obligée de faire transiter les produits qu’elle achète par un laboratoire privé, afin d’obtenir une autorisation de mise sur le marché. Une histoire de réglementation qui lui coûterait bien trop cher si elle devait s’en acquitter elle-même. Mais, le lien de confiance qu’elle a tissé avec les producteurs et artisans marocains, Gaele en est fière. « C’est à cela qu’a servi le microcrédit, précise-t-elle. Les 3.500 euros que j’ai obtenus de l’Adie ont financé mon voyage au Maroc pour trouver les bons fournisseurs et l’achat de mes premiers stocks. »…lire la suite…

Jérôme, entrepreneur: « Peu importe les diplômes, on me juge sur ce que je fais. »

Début 2011, Jérôme n’a que sa volonté pour monter son projet d’entreprise de nettoyage écologique d’automobiles. Pas d’argent, aucune connaissance en gestion, aucune expérience… Mais une volonté de fer. A la fin de la même année, il a créé son EIRL, monté un dossier de rachat d’une autre entreprise, obtenu un prêt bancaire et repris l’activité à son compte. Entre les deux: une rencontre déterminante avec l’Adie et le programme Créajeunes.…lire la suite…

Christine et les escargots

Depuis le 1er avril 2011, Christine Andreoli fait de l’élevage de gros gris à Guillon en Bourgogne. Elle vend ses escargots prêts à mettre au four, agrémentés de beurre de Franche Comté et de différentes plantes aromatiques et médicinales. Une véritable palette de saveurs et de couleurs qu’elle réserve à la vente directe aux particuliers. « Je ne veux pas d’intermédiaire. C’est plus agréable d’expliquer comment je travaille ou même de faire visiter l’exploitation aux clients qui viennent sur place, » insiste Christine. Elle a souhaité démarrer localement, en se faisant connaître sur les marchés des villages alentours, et en proposant également des légumes. « Le plus grand déplacement que j’ai fait pour vendre les escargots, c’était 11 kilomètres ! » En revanche, ses escargots, eux, ont déjà beaucoup voyagé…lire la suite…

Une micro-entreprise pour surmonter son handicap

Pour Létitia Gherhes, tout a basculé à cause d’un accident de la vie : une maladie chronique qui dégénère, une intervention chirurgicale, et de longs mois d’hospitalisation. Au final : un handicap invisible qui l’accompagne chaque jour. « Quand ça vous arrive à 29 ans, vous avez l’impression que la vie s’arrête. Il m’a fallu deux ans pour me remettre sur les rails physiquement et psychologiquement. » Mais, Léticia a décidé de relever le défi de cette nouvelle vie chamboulée.

« Mon problème de santé m’a amenée à découvrir mon corps autrement. J’ai alors eu l’idée de faire un CAP esthétique. » Au cours de sa formation, Léticia constate rapidement qu’elle ne pourra pas occuper un emploi salarié…Lire la suite…

Jean-Pierre s’est remis en selle

Quand Jean-Pierre regarde derrière lui, il voit pêle-mêle le RSA, la débrouille, les dettes, les brocantes… Et ses deux petits, qu’il élève seul et « qui n’ont jamais manqué de rien » insiste-t-il. Aussi loin qu’il regarde, il voit des vélos, une véritable passion, un mode de vie.
Depuis toujours, il les répare, les remet en état, et parfois, les revend pour boucler les fins de mois. Voilà dix ans que les vélos sont aussi son lien avec les jeunes du quartier. « J’ai monté une association où j’apprends aux enfants à les réparer eux-mêmes…Lire la suite…

Coach sportif, un métier d’avenir pour Cédrick

À 24 ans, Cedrick Pommier a déjà exercé son métier d’éducateur sportif dans de nombreuses associations, auprès d’autistes, dans une maison de retraite, dans des centres sociaux, dans les écoles… Poussé par la curiosité il s’est aussi lancé à la découverte du monde de l’entreprise, en devenant coach sportif. De bonnes expériences dont il s’est pourtant lassé. « J’avais un peu de difficultés avec le côté patron, dit-il. Et surtout, j’avais très envie de devenir indépendant, de développer mon propre concept d’accompagnement sportif, en accord avec mes valeurs. »
Un matin, il a le déclic. Il se rend à la Mission locale de Clichy pour y exposer un projet qui lui trotte dans la tête depuis près d’un an : proposer des cours de sport à domicile, tout particulièrement pour les personnes de 50 ans et plus….Lire la suite…