Colloque inversé, les micro-entrepreneurs prennent la parole !

Le 8 février, dans le cadre de la Semaine du Microcrédit de l’Adie, l’association organise un colloque à Sciences Po. Un « colloque inversé », car, ce jour-là, les rôles seront inversés.

Sur scène : six micro-entrepreneurs.

Face à eux : des décideurs, des leaders politiques et syndicaux, des représentants du monde économique.

L’objectif : créer ensemble un recueil de propositions qui sera présenté aux candidats aux élections présidentielles

Explications de Catherine Barbaroux, Présidente de l’Adie.

« 2012 est une année un peu particulière, c’est une année électorale, une année de débat, et il nous a paru important de mettre à l’ordre du jour la question de la création d’entreprise par les personnes en difficulté, privées d’emploi, titulaires des minima sociaux

Pourquoi un colloque inversé ? Parce que nous avons constaté que nos créateurs sont les meilleurs avocats de l’efficacité des dispositifs que nous proposons. Ce qu’ils disent, ce qu’ils font partager, ce qu’ils font ressentir est infiniment plus fort que ce que nous pouvons dire de manière générale et théorique. Ce sont eux qui ont fait le parcours du combattant, eux qui connaissent les obstacles, les galères, les situations spécifiques… Vous pouvez compter sur eux pour dire ce qu’ils ont à dire sans prendre de gants.

Nous avons assez entendu de tables rondes, de conférences, de rapports sur le microcrédit ou l’exclusion. Lors du colloque inversé, nos micro-entrepreneurs prendront la parole, ils seront seuls sur scène, et ils ne manqueront pas d’évoquer leurs problèmes, de poser des questions. Face à eux, les décideurs seront contraints à une posture d’écoute et de réflexion. Ils devront abandonner les démarches académiques ou idéologiques pour aborder de front des problèmes concrets… »

Le colloque inversé se déroulera à Sciences Po, le 8 février à 18h00. Il sera retransmis en direct en streaming sur ce site.

Le colloque est organisé dans le cadre de la Semaine du Microcrédit de l’Adie soutenue par les partenaires de l’association : voir les partenaires
L’Adie remercie la Caisse des Dépôts pour son soutien à ce projet.


 

  • Sarahl

    Je trouve cette initiative intelligente et fortement interessante. Néanmoins, le micro crédit ne va t-il pas partiellement se subsituer au rôle des Banques qui de toute façon avec la nouvelle réglementation vont diminuer le financement des PME et des projets des particuliers afin de pouvoir respecter les ratio de Bale 3. D’ailleurs dans les décideurs, il serait interessant d’avoir des représentants de Banque car le financement d’un projet passe par cet acteur qui en raison de la nouvelle réglementation issue du G20 de Seoul ne pourra plus encourager activement la création d’entreprise par la mise en place de financement. De fait, le rôle du micro crédit va peut-être se déplacer et son périmètre s’agrandir. Aujourd’hui, le micro crédit se présente comme une solution paliative à un problème de financement pour une population fragilisée ou exposée à un risque trop élevé pour les décideurs. Compte tenu de la nouvelle réglementation et d’un contexte économique mouvant et incertain quel posItionnement réservé au micro crédit : ses limites et son risque ? 

    • http://www.adie-colloqueinverse.org/ Colloque Inversé

      Merci de votre contribution. Pourriez-vous nous expliquer le principe du
      ratio de Bâle3 et la raison pour laquelle cette réglementation
      empêcherait les banques de financer les PME ? Faut-il se réjouir de
      l’élargissement du périmètre du microcrédit?

    • Jfcservices06

      Bonjour Sarahl.

      Je me permets un avis : vous avez dit « le micro crédit ne va t’il pas … se substituer au rôle des banques…? ». E

      Non, il le fait déjà. Encore une fois, comme je l’ai déjà exprimé précédemment dans un autre article sur ce forum : la micro finance n’est pas lié à la crise, elle est né du vide ( la nature à horreur du vide ) laissé par le système économique classique en bas de l’échelle sociale. 

      Faire appel à une banque, à un financement, nécessite d’avoir déjà de l’argent, une solvabilité ( d’où l’adage « on ne prête qu’aux riches » ). Quand nous n’en avons pas, ou que nous ne sommes pas crédible pour différentes raisons telles que le handicap, la non qualification, la barrière de la langue ou culturelle nous n’avons pas accès au système.

      La micro-finance est là pour ca. Elle était là avant la crise de ‘votre’ système, et sera là après car tout système, quel qu’il soit, a ses laissés pour comptes. 
      Nos problèmes à nous autres micro entrepreneurs ne sont pas décris dans Challenges, ni dans Alter-éco, pas plus qu’ils ne sont débattus sur BFM TV ou I-Télé.
      Bâles I, II ou III, sommets de crise etc… n’ont pas leur place à notre niveau, croyez moi. 

      Nous parlons ici de travailleurs indépendants, de micro-entrepreneurs. De personnes qui sont le plus souvent EXCLUES du système. Alors pourquoi nous parler de la CRISE DU SYSTEME? C’est à la limite un hors sujet pour nous. 

      J’espère que vous pourrez être présente au colloque et nous écouter nous exprimer sur ce qu’est NOTRE univers. Et vous comprendrez je pense que pour nous il n’y a pas crise, mais une difficulté permanente propre au système dans son fonctionnement normal, et non due à des difficultés passagères.

       

  • http://www.adie-colloqueinverse.org/ Colloque Inversé

    Merci de votre contribution. Pourriez-vous nous expliquer le principe du ratio de Bâle3 et la raison pour laquelle cette réglementation empêcherait les banques de financer les PME ? Faut-il se réjouir de l’élargissement du périmètre du microcrédit?

  • http://www.adie-colloqueinverse.org/ Colloque Inversé

    Merci de votre contribution. Pourriez-vous nous expliquer le principe du ratio de Bâle3 et la raison pour laquelle cette réglementation empêcherait les banques de financer les PME ? Faut-il se réjouir de l’élargissement du périmètre du microcrédit?

  • Anonyme

    Les entreprises en général, et les jeunes créateurs en particulier, ont
    besoin d’être aidés, mais pas n’importe comment.

     

    Les aides sectorielles, les subventions et les exemptions des charges sont en
    partie gaspillées :

     

    Leur conception occupe beaucoup de monde qu’il faut payer.

    Il faut encore du monde pour les distribuer et contrôler leur (in)efficacité.

    Elles demandent beaucoup d’énergie pour être captées par l’entreprise qui
    doit se détourner de son métier pour « chasser la subvention » Il
    existe même des cabinets spécialisés dans ce domaine qui accaparent en
    honoraires une partie des sommes destinées aux entreprises.

     

    Les aides ainsi gaspillées qui parviennent aux entreprises ne sont qu’une partie
    des enveloppes d’origine. Elles sont souvent un cadeau empoisonné pour l’entreprise :

     

    Les
    entreprises sont tentées de frauder pour obtenir des aides auxquelles elles n’ont
    pas tout à fait droit et se feront redresser lors du contrôle fiscal qui suivra

    Il
    arrive même que les entreprises fassent des erreurs d’investissement dans le
    seul but de percevoir une subvention.

    Enfin
    et surtout, les entreprises aidées se servent de l’aide comme d’un avantage concurrentiel.
    Elles se leurrent sur leur rentabilité réelle et reprennent durement contact
    avec la réalité à la fin de la période aidée.

     

    A mon avis la seule façon efficace d’aider les entreprises
    serait de leur permettre d’accéder au crédit ou au micro crédit au taux du marché.

    Pour ce faire, il suffirait à l’Etat de cautionner l’emprunteur.
    La collectivité prenant le risque,  le banquier
    ou l’ADIE pourrait accepter le crédit sur la seule valeur économique du  dossier, sans avoir à tenir compte de la
    solvabilité de l’emprunteur.

    La charge serait minime pour la collectivité comparée à l’enveloppe
    globale  des aides, des subventions et
    autres exemptions de charges.

    • Jfcservices06

      Bonjour Morpain.

      Je suis à priori assez enclin à partager votre point de vue. Ce que vous décrivez pour les subventions et exemptions diverses dans le milieu de la création d’entreprise se constate aussi dans l’immobilier pour ne prendre qu’un exemple. Le prix de la pierre ayant intégré les aides et crédit d’impôts divers existants.

      Ce que vous décrivez là c’est tout simplement la nature humaine et ses faiblesses. Cependant, comme je l’ai dis sur un précédent témoignage je pense, honnêtement, que les micro entrepreneurs et travailleurs indépendants que nous sommes ne sont pas concernés par ce à quoi vous faites allusion. Pas du tout concernés même.

      Car :
      - Pour faire de la chasse aux subventions il faut connaitre leur existence, la plupart des jeunes entrepreneurs ne connaissent pas du tout le système. l’ADIE est là pour cela aussi.
      - Pour faire la chasse aux subventions il faut avoir du temps. Les travailleurs indépendants n’en n’ont pas, entre démarchage, travail et emploi à mi temps pour survivre.
      - Pour faire appel à des cabinets spécialisés…là je ne continue même pas…cabinets, avocats, notaires sont hors de portée de nos bourses et souvent de notre compréhension.

      Tout ce que vous dites est plein de bon sens et montre une certaine lucidité sur le milieu de l’économie mais…nous les micro-entrepreneurs, les petits travailleurs indépendants nous ne sommes pas de ce milieu justement. Nous sommes souvent perplexes devant l’administration et son fonctionnement, nous sommes inaudible devant les banquiers et nous ne pouvons pas nous permettre de payer un coup de téléphone à un avocat conseil.

      Je vous invite à faire part de vos réflexions les entités suivantes : Renaud, constructeur automobile; Bouygues immobilier; toutes les grandes enseignes du service à la personne, etc…

      Mais nous autres micro entrepreneurs et travailleurs indépendants nous ne sommes pas dans les failles du système. Nous sommes en dehors du système.

      Merci en tout cas de votre participation, j’ai beaucoup aimé et je partage votre analyse sur le système actuel. Si j’arrive à l’intégrer avec mon entreprise, j’essaierai de me souvenirs de vos propos.

      • Anonyme

        Bonjour,

        Désolé de ne pas avoir su me faire comprendre, je vais essayer de
        reformuler mon propos :

        Un projet de création d’entreprise n’est ni bon ni mauvais, ni gentil ni
        méchant, ni moral ni immoral . Il est rentable ou pas.

        De ce simple fait un projet de création d’entreprise n’a pas besoin
        d’être aidé mais simplement d’être financé lorsque son porteur ne dispose pas
        des capitaux nécessaires.

        Depuis 60 ans l’économie Française est une économie administrée. Nos
        gouvernants sont des Enarques qui pensent que tout procède de l’Etat. Pour ce
        faire, ils subventionnent tel ou tel secteur, ils accordent des aides
        sectorielles et des exemptions de charges sous conditions.

        Cela ne sert à rien car ces aides sont détournées par ceux qui connaissent
        les codes (Renault Bouygues comme vous le dites) et quand par chance une petite
        entreprise peut en bénéficier, le porteur de projet se laisse parfois griser,
        oubliant que ces aides ont ou peuvent avoir une fin.

        Ces aides coutent plus cher à la collectivité qu’elles ne rapportent aux
        entreprises.

        Le bon sens voudrait que l’Etat se contente d’organiser l’accès de tous au crédit.

        Pour cela il suffirait que la collectivité, l’Etat, donne seulement sa caution
        à tout porteur d’un projet de création d’entreprise potentiellement rentable.

        Les préteurs, banques et ADIE, sélectionneraient et financeraient les
        projets sans avoir à se préoccuper de la solvabilité personnelle des
        porteurs .

        Contrairement à ce que vous écrivez, je pense que vous, micro
        entrepreneurs,  n’êtes pas «  en
        dehors du système » bien au contraire, mais que dans ce système dans
        lequel nous sommes tous, les dés sont pipés C’est à vous d’exiger qu’on en
        sorte et qu’on vous finance seulement sur la probabilité de la rentabilité
        économique de votre projet.

      • La Frileuse

        A Jfcservices06 et Morpain.

        Concernant la fameuse « chasse » aux subventions. Il est vrai qu’il faut les connaîtres, mais pas seuleument. Il faut aussi savoir les contraintres que cela engendre d’obtenir une subvention, en tous cas c’est le cas pour mon « corps » de métier qui est l’agriculture.
        Déjà, est là je rejoins tous à fais Jfcservices06, il faut un apport d’au moins 4 zéro pour obtenir 3 zéro, ensuite il faut un accord de banque pour bénéficier des subs (qui se mort la queue!?) En ce qui me concerne, avec les (soi disante)aides, je n’aurais pas eu besoin d’un prêt bancaire. Mais l’un n’allant pas sans l’autre, difficile….
        Je reviens aux contraintres et vous parle là de mon expérience dans le monde agricole. L’attribution d’une sub, oblige:
        1: la tenu d’une comptabilité (=frais comptable environ 2000€/an, selon si le cabinet travaille à la ligne (!!!))Pour une petit entreprise, c’est loin d’être un pourboire!
        2:l’obligation de rentabilité(et dixtit un banquier, d’évolution du système, voir de capitalisation)
        3:étude de marché proposé par un organisme (qui est loin d’être pertinant et à côté de la plaque par rapport au projet= inutile=perte de temps et paperrasse suplémentaire comme si il ni en avait pas asser) 
        Mais où va t’on, perso quand j’ai eu envie de créer, ce n’étais pas une lubie de femme enceinte, de jouer un moment à la poupée, dinette, pompier, docteur! Non C’EST UN PROJET DE VIE!
        Pour conclure, je suis bien contente de ne pas avoir de compte à rendre à travers les subventions, je me sens plus libre de faire évoluer MON système à MON niveau de femme reconnue adulte handicapé et tous ça grâce au micro-crédit de l’ADIE, association qui m’a donnée les moyens d’agir, et aujourd’hui les moyens de m’exprimer face aux difficultées, un peu balle de ping-pong, du système actuel.

  • Sylviane GAUVIN

    Bonjour, bien je me permet de venir car j’ai fait partie du projet pilote pour le micro crédit, l’adie ayant fait partie du grenelle de l’insertion, d’ailleurs bon contact. Je suis sylviane G. de Strasbourg, j’ai défendu le micro crédit et à ce jour je me retrouve dans une situation où je veux monter mon entreprise mais suis au RSA.
    Combien de fois faudra t il que je prouve que je suis une personne de confiance?
    Auto entrepreneur ou entreprise individuelle ? la question se pose encore et comment obtenir un micro crédit avec un RSA ?
    ah j’oubliais en plus en travailleur handicapé, après on veut s’en sortir et je pense qu’il faut seulement que les banques aident aussi, le micro crédit n’est pas pour tout le monde faut le reconnaitre aussi …. soyons franc

    • http://www.adie-colloqueinverse.org/ Colloque Inversé

      Le microcrédit n’est sans doute pas fait pour tout le monde. En effet, les conseillers de l’Adie ont la lourde charge d’évaluer les projets et de refuser ceux qui ne semblent pas tenir la route. En revanche, le fait d’être travailleur handicapé, ou au RSA ne pose aucun problème dans la mesure où le projet est jugé viable. Plusieurs des micro-entrepreneurs qui prendront la parole lors du colloque inversé sont dans ce cas. N’hésitez pas à appeler le 0 800 800 566 (appel gratuit d’un poste fixe) et soyez assuré que l’attribution du microcrédit ne dépend que de la qualité de votre projet.

  • J L C

    Sans rentrer dans les détails techniques, Bale 3 va tendre les conditions de financement auprès des particuliers et des PME, dans la mesure où la règlementation bancaire ne va pas s’assouplir, bien au contraire. Le niveau des fonds propres au bilan des établissements bancaires doit être renforcé, afin de couvrir les risques de défaillance vus lors des crises récentes. Il en va de la solvabilité des banques et de leur capacité à se prêter entre elles. 
    Dans ces conditions, je trouve vos initiatives fortement intéressantes et pertinentes, je pense qu’elles sont une vraie issue pour « l’entreprenariat social », mais je m’interroge, vu le contexte économique et financier actuel, sur la faisabilité de tels projets, ainsi que leur multiplication. 
    Ces questions sont au coeur d’une réflexion que je mène actuellement, puisque étant en dernière année à SciencesPo Aix, je rédige un mémoire de fin d’études sur l’avenir du micro crédit en France…Vos avis enrichissent le débat et sont les bienvenus ! 

    • Jfcservices06

      Bonjour J L C.
      Je me permets de te répondre suite à ma modeste expérience de récent entrepreneur. 
      D’abord je pense qu’il faut recadrer le débat. Oublie le terme P.M.E. Un jeune ne lance pas une P.M.E, ou alors extrêmement rarement. 

      On parle ici de T.P.E. Le plus souvent d’emploi indépendant. La crise de la dette, la crise financière et leurs réponses ( Bâle 3 entre autre… ) n’ont aucune importance à notre niveau. Aucune.

      Nos besoins de financements sont moindre que celui d’un ménage des classes moyennes pour ses besoins de consommation. Pour nous c’est le plus souvent de l’ordre de 1500€ à 20 000€ pour une large partie des projets. C’est en tous cas ce que j’ai pu constater à l’ADIE avec les autres jeunes présents avec moi.

      L’absence de financement bancaire, les barrières administratives et la toxicité de la fiscalité sur l’économie en France ( T.V.A, Taxes locales, charges sociales, etc… ) ne sont pas apparues avec telle ou telle crise. Ces difficultés, ces obstacles sont présents depuis des décennies. L’ADIE ne c’est pas créée en réponse à la crise, pas plus que la micro-finance.

       Les associations d’ordre économique et la mico-finance sont les réponses, les palliatifs, à un système lourd, complexe, dont certaines catégories sociales sont exclues ( non diplômes, mal notés bancaires, isolés sociaux ou géographiques, étrangers résidents, etc… ).

      La crise dont tu parles n’est une crise que pour ceux qui avait la chance ( le privilège? ) d’être intégré au système économique et social. Pour nous autres déjà exclus de fait…rien n’a tellement changé. Peut être y a t’il plus de personnes comme nous maintenant, c’est tout.

      Je ne nie pas la réalité de la crise, ni l’injustice qu’elle représente pour les personnes en bas de l’échelle qui sont touchés par elle. Mais pour nous autres ‘petits’ entrepreneurs individuels et travailleurs indépendants c’est comme un gigantesque combat aérien à 3000 pieds au dessus de nos tête. C’est sans doute un combat violent…mais bien au dessus de nos considérations terrestres.

      Voilà, pour répondre à ta question : oui ces projets sont réalisables. La crise n’y change pas grand chose. Vraiment.
      En espérant t’avoir été de quelque utilité pour tes réflexions futures, pour le reste pratique toi même ce que tu veux étudier, tu auras les meilleures analyses et la meilleure perception possible.