Un Livre Blanc, pour quoi faire ?

Depuis plus de 20 ans, l’Adie œuvre non seulement pour financer et accompagner les créateurs d’entreprise les plus modestes mais aussi pour contribuer à l’amélioration de l’environnement du microcrédit et de la création d’entreprise.

Dans le cadre des débats de 2012, l’Adie a souhaité faire entendre sa voix et celle des micro-entrepreneurs à travers un Livre Blanc destiné à interpeller les candidats à l’élection présidentielle.

L’Adie y réaffirme le rôle essentiel et le potentiel des micro-entreprises dans l’économie. Elle rappelle que le microcrédit accompagné constitue une des réponses efficaces à la crise. Mais afin d’utiliser tout le potentiel de cet outil, il est urgent de mieux l’intégrer aux politiques de l’emploi, de lever les obstacles qui restreignent la création d’entreprise par les personnes en difficulté et d’adopter  des mesures en faveur du développement des micro-entreprises et du microcrédit.

Le Livre Blanc de l’Adie contient des propositions réalistes et concrètes permettant d’atteindre ces objectifs.

Sa rédaction a été initiée en septembre 2011. Il reprenait dans sa première version les grands combats pour le droit à l’initiative économique portés depuis plus de 20 ans par l’Adie. Le 8 février 2012, à l’occasion du Colloque inversé organisé à Sciences Po, six micro-entrepreneurs financés et accompagnés par l’Adie ont partagé leurs expériences face à près de 500 décideurs, leaders politiques et syndicaux ainsi que des représentants du monde économique et universitaire. Leurs témoignages, leurs propositions et les échanges constructifs avec l’assistance ont permis de faire émerger des idées nouvelles en faveur du droit à l’initiative économique.

Fruit d’une démarche collaborative, le Livre Blanc de l’Adie contient des propositions construites pour et avec les micro-entrepreneurs. Il sera envoyé aux formations politiques et aux candidats à l’élection présidentielle.  L’Adie forme le vœu que ces propositions  soient rapidement mises en application par les pouvoirs publics. Elle poursuivra, au-delà des échéances électorales son plaidoyer pour que s’affirme et se développe enfin le droit à l’initiative économique et à l’emploi pour les personnes en situation de précarité.